La cathédrale Notre-Dame de L’Assomption est l’église cathédrale de l’archidiocèse catholique de Port-au-Prince, à Haïti. Consacrée le 20 décembre 1914, après environ dix années de travaux, elle a été détruite lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Début

Le besoin de construction d’un nouvel édifice dans le quartier dit « l’Intendance » se fit sentir dès la fin des années 1870. En effet, une pétition circula en 1878 demandant l’édification d’une cathédrale digne de ce nom, en remplacement du bâtiment construit en bois dès 1770, le long de la rue Docteur-Aubry, qui avait plus l’allure d’un vaste hangar recouvert d’ardoises et doté d’un modeste clocher-colombier. Par manque d’entretien ainsi qu’en raison des techniques défectueuses utilisées pour l’agrandissement de 1849, cette église se dégrade rapidement, entrainant la fermeture au public au début des années 1980

Les démarches d’hommes digne de Foi

Lors d’un voyage en France dont il était originaire, l’archevêque de l’époque, Mgr Alexis Guilloux (né à Ploermel en 1819 et mort en 1885), contacte l’architecte nantais René Ménard à qui il confie la préparation du plan et l’étude des fondations. Ce dernier élabore le schéma d’un édifice de 80 mètres de long sur 45 de large, auquel il joint un devis estimatif assez élevé.

Non rebuté par la somme demandée, le clergé commence les travaux de construction de la cathédrale le 13 janvier 1884. La mort de Monseigneur Guilloux un an plus tard, fera stopper le chantier jusqu’en 1899, année durant laquelle le nouvel archevêque, Mgr Giulio Tonti, bénit la tour nord.

L'ancienne Cathédrale
L’ancienne Cathédrale en Haiti

Mais, le chantier est de nouveau suspendu, notamment faute de crédit. Il faudra la détermination du nouvel archevêque Mgr Julien Conan (1903 – 1930), pour que les travaux reprennent et que l’édifice soit enfin achevé. Il contacte un cabinet d’architecte belge, la société Perraud et Dumas spécialisée dans la construction d’édifices religieux. Le contrat est passé le 6 septembre 1904 stipulant que, pour 300 000 dollars (payé par 5 versements annuels de 60 000 dollars chacun) le bâtiment devait revêtir « toutes les caractéristiques monolithique, c’est-à-dire avoir tous les caractères d’un monument taillé dans une carrière de pierres des plus belles essences et sans solution de continuité ». Cette disposition n’empêcha cependant pas d’opter pour un nouveau matériau capable de résister aux perturbations sismiques, et inédit en Haïti, le béton armé

En juin 1906 les trois cinquième de la maçonnerie sont achevés, à la fin de l’année 1907 la façade est virtuellement finie. Finalement, le 20 décembre 1914, la cathédrale, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption sera consacrée après dix ans de travaux. Il faudra attendre quatorze années supplémentaires pour célébrer le 13 décembre 1928 la « consécration solennelle » depuis la date du 13 janvier 1884 (début des travaux).

Destruction et dégradation:

La cathédrale en réfection de 1968, sera totalement détruite par le séisme du 12 janvier 2010, qui entraina notamment la mort de l’archevêque titulaire Mgr Joseph Miot, dont le corps sera retrouvé le lendemain de la catastrophe dans les décombres de l’archevêché.Depuis, les ruines de l’édifice font l’objet de dégradations et de souillures diverses.

La nouvelle !

L’architecte portoricain Segundo Cardona associé à six collègues a remporté le concours. Il propose d’intégrer la façade de l’ancien édifice encadrée de deux nouvelles tours en béton, tandis que l’ancienne nef dont les piliers seront conservés sera transformée en cour couverte. Les cérémonies religieuses se dérouleront au niveau de l’actuel transept sous une vaste salle surmontée d’un dôme au centre de laquelle se trouvera l’autel, autour duquel se placeront les 1 200 fidèles (capacité qui pourra être porté à 600 personnes supplémentaires grâce à l’utilisation de la cour couverte).

L’intérieur de la nouvelle cathédrale sera marquée par l’utilisation créative et abondante de la lumière naturelle.

SOURCEWikipédia
SHARE
Previous articleMinistère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
Next articleClimat et météo en Haïti
Nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes ; imitons l’enfant qui grandit : son propre poids brise la lisière qui lui devient inutile et l’entrave dans sa marche. J'@ime Haïti, je M'investis

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here