Les combats de coqs sont profondément implantés dans la tradition haïtienne. Avant l’arrivée des Européens les Caraïbes Vaudoo ne connaissaient pas le coq. Tandis que certaines îles ont presque complètement cessé de pratiquer ces combats, ce trait culturel reste cependant très vivace en Haïti.

Combats de coqs en Haïti

Les lieux de jeu, ici les gaguères et les banques de borlette, marquent non seulement les paysages haïtiens des villes et des campagnes de leur visibilité, mais ils contribuent aussi à structurer les relations sociales et économiques du pays. Combats de coqs et loterie sont omniprésents en Haïti, à la fois pratiquement et symboliquement. Les banques (guichets) de borlette jalonnent les rues de la capitale, des villes, des bourgs ; les combats de coqs font pleinement partie de la vie quotidienne des campagnes, depuis des siècles.les gaguères revêtiraient une dimension plutôt rurale.

Les coqs de combat appartiendraient à des jeux de compétition, « stratégiques », du moins en amont du combat lui-même (élever un coq, le soigner, le préparer au combat). Si l’affrontement a lieu à un moment précis et donne l’occasion d’une réunion où les dresseurs de coqs côtoient une assistance qui parie sur le vainqueur, la gaguère a donc une dimension doublement collective (spectacle et défi partagé).

Les combats de coqs se retrouvent dans plusieurs parties du monde et leur pratique est commune à plusieurs îles des Petites et Grandes Antilles, notamment Porto-Rico, la République dominicaine, Haïti mais aussi aux antipodes comme à Bali (Geertz, 1973) ou sur l’île de Timor. Sans doute parce que « les jeux ont voyagé dans les bagages des militaires, des marchands, des bergers, des colonisateurs et des pèlerins », leur diffusion géographique détermine des « aires ludoculturelles ».

Les combats de coqs sont-ils liés au monde paysan?

SOURCEgc.revues
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