La culture joue un rôle central dans la vie des Haïtiennes et des Haïtiens. Les expressions vivantes, colorées et animées, reflétées dans les arts et l’artisanat témoignent de la vitalité de la culture haïtienne. La vivacité culturelle contraste de manière saisissante avec la réalité quotidienne des Haïtiens et le séisme n’y a rien changé. Les tableaux, les objets d’artisanat en vente dans les rues encombrées par les gravats au lendemain du tremblement de terre en ont été un exemple frappant. Bien que le relèvement du pays soit difficile, le patrimoine culturel n’en constitue pas moins une source de réconfort et un moyen d’échapper aux tourments et au désespoir.

La culture haïtienne est riche des traditions africaine, française et créole.

La langue créole, les traditions et la religion locales sont de plus en plus valorisées, avec, par exemple, l’émergence d’un théâtre, de spectacles musicaux et de danses typiquement créoles. Les sculptures de bois et les ouvrages de ferronnerie, mais surtout la peinture, qui s’est beaucoup développée après 1945, intéressent de plus en plus les collectionneurs. Naïve, populaire et colorée, la peinture haïtienne exalte la nature et le culte vaudou, et laisse une large place à l’imagination.

C’est après l’indépendance d’Haïti en 1804, qui mit fin définitivement à l’esclavage, que l’on voit apparaître des « œuvres » typiquement haïtiennes. Ces œuvres sont d’abord inspirées par la religion vaudou, car on bat tambour lors des cérémonies, les murs des temples sont ornés de représentations de saints (confondus avec les esprits ou « loas ») et sur le sol des temples sont tracés les « vèvès », symboles géométriques personnifiant ces mêmes esprits, et qui seraient repris des dessins des Arawaks, premiers habitants de l’île. Toutefois, le vaudou a été censuré et persécuté pendant plus de deux siècles, à la fois par les premiers chefs d’Etat et par les Eglises catholique et protestante ; ce n’est que depuis les années 1980 qu’il est admis comme religion, au même titre que les autres, et que les artistes peuvent s’en inspirer ouvertement.

Même si en 1860 le catholicisme s’est imposé comme religion officielle de la République d’Haïti, le vaudou peut aussi être considéré comme religion nationale de ce pays. La plupart des adhérents du vaudou sont d’avis que leur religion peut très bien coexister avec le catholicisme. Le vaudou est un culte animiste originaire du Bénin, répandu chez les Noirs des Antilles, un mélange de pratiques magiques, de sorcellerie et d’éléments pris au rituel chrétien.

La musique et la danse en constituent les éléments essentiels.

Pendant la période du Carnaval (du 7 janvier au Mercredi des Cendres), des défilés animent les routes, des groupes musicaux montés sur des chars flamboiement décorés, entraînent participants et spectateurs par leur musique rythmique appelée « meringue ». Après le Carnaval commence le « RaRa » jusqu’au dimanche pascal. Il s’agit de manifestations culturelles ambulantes, hautes en couleur, son et images.

Les combats de coqs sont profondément implantés dans la tradition haïtienne. Avant l’arrivée des Européens les Caraïbes Vaudoone connaissaient pas le coq. Tandis que certaines îles ont presque complètement cessé de pratiquer ces combats, ce trait culturel reste cependant très vivace en Haïti. La peinture naïve des artistes haïtiens montre les traditions et les paysages d’Haïti. L’utilisation de couleurs éclatantes et le renoncement de la perspective classique n’ en sont que quelques caractéristiques. Des œuvres d’artistes haïtiens, comme Bazile, Dufont, Etienne ou Rigaud Benoît sont exposées dans les grands musées mondiaux. Le « taptap » est le moyen de transport le moins cher en Haïti. Il s’agit de bus, de camions ou camionnettes, ornées avec des peintures montrant des scènes de la vie quotidienne, des images et des citations bibliques ou bien des proverbes. Par tradition le propriétaire fait de son bus une œuvre d’art.


Haïti, pays de créateurs, déborde d’histoire et de traditions culturelles qu’il faut protéger.

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