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La maladie de l’hypertension, un héritage colonial

Avant Propos

Au nom de tous nos lecteurs , nous tenons à remercier l’équipe de pêche et Océan Canada, Particulièrement Madame Suzanne Poulin chef des services statistiques ,Analyse économique ,secteur des politiques stratégiques de pêche et océan Canada qui nous a personellement guidé dans nos recherches. Nous remercions également l’université Mémorial à Saint Jean Terre-neuve Canada pour avoir mis à notre disposition pour consultation des archives rares.

La maladie de l’hypertension, est-ce un héritage colonial? Première partie

Par Jacques Casimir (Pasteur d'Amoulio)

Une des grandes questions que la médecine moderne se pose depuis des lustres, sans trouver de réponse définitive possible: Pourquoi la maladie de l’hypertension atteint majoritairement les gens de race noire ? L’histoire peut répondre à certaines questions où d’autres disciplines n’ont pas trouvé la réponse. En tant qu’historien j’apporte une réponse valable basée sur des faits historiques vérifiables.

L’article 22 du code noir.

L’article 22 du code noir de 1685, vous vous demandez quel est le rapport entre cet article et cette maladie. Nous allons démonter dans une démarche historique exhaustive les liens.L’Article 22 du code noir stipule ceci :

Seront tenus les maîtres de faire fournir ,par chacune semaine à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus, pour leur nourriture, deux pots et demi, mesure de paris de farine de manioc , ou trois cassaves pesant chacune 2 livres et demie au moins, ou choses équivalentes, avec 2livres de bœuf salé 3 livres de poisson ou autre choses à proportion et aux enfants, depuis qu’ils sont sevré jusqu’a l’âge de 10ans la moitié des vivres ci-dessous.

Tout d’abord voyons ce qui prévalait avant. Les premiers habitants des Amériques ne consommaient pas beaucoup de sel. Ceux de l’ile d’Haïti mangeaient beaucoup de fruits du poisson séché, de la viande séchée ou grillée et ils faisaient le babacoa qui est aujourd’hui connu dans le monde entier sur le nom de barbecue, ce grand rassemblement pour partager la nourriture, la viande. Les premiers colons européens furent bien accueillis par les amérindiens. Conscient d’avoir affaire à des êtres humains, ils les reçurent comme des membres d’une culture différente de la leur qui était plus respectueuse des rythmes et de l’esprit de la nature, mais ils ne savaient pas que cet accueil bienveillant sonnait le glas de leur extermination.

RÉF: Les codex de Mendoza qui étudiait les coutumes et les mœurs des indiens des Amériques. 
La maladie de l'Hypertension était presqu'inconnu a cette époque.

En Afrique Avant la période Coloniale, le sel était considéré comme monnaie d’échange et produit de luxe. Nous devons nous référer à la patrie mère l’Éthiopie. Les historiens ont pu étudier les banquets royaux d’Éthiopie au 15e siècle, grâce aux chroniques écrites de ce royaume et au témoignage du chapelain Alvarez et l’ambassadeur du Portugal Pedro de Covilham envoyé par le roi Jean II: bière d’orge, hydromel et vin en boissons, galettes de pain, viandes bouillies avec du beurre ou rôties et accompagnées de sauces : antilopes, buffle, chamois, chevreuil; volailles (poulets) farcies, céréales. La cour d’Éthiopie semble au même niveau que les cours européennes de l’époque, comme en témoigne le chapelain portugais, et le banquet y est aussi un instrument de pouvoir et très peu de sel était consommé. Les travaux du professeur et historien Théophile Obenga décrivent les moeurs et l’alimentation africaine précoloniale. Le sel était faiblement consommé en Afrique centrale à l’intérieur des terres

REF :Sources Les Cuisines d'Afrique noire précoloniale ducument de l'Université de Coimbra 
(Universidade de Coimbra faculté d'histoire Portugal) 
REF :Auteur Téophile Obenga, Titre Afrique centrale précoloniale 
(Document d'histoire vivante 1974 )

La maladie de l’hypertension qui est due a une trop grande consommation de sel est apparu d’abord en Amérique après 1685 dans les populations noires et ensuite en Afrique lors de la colonisation massive de ce continent, ce qui explique actuellement les noirs majoritairement atteint de cette maladie par une trop grande consommation de sel pendant des siècles. Que l’article 22 du code noir avait instituée et ce fléau est héréditaire.

Contrairement à ce que disent certains historiens, le préambule du code noir a commencé dès 1665, mais l’ordonnance de Louis XIV en 1667 pour que les prêtes et les curés s’exécutent plus sérieusement dans l’évangélisation et la soumission des esclaves. C’est à partir de ce moment que le génocide des esclaves dans les Iles française d’Amérique s’est accéléré. L’Amérique française comprend en 1685: la Louisiane, la nouvelle-France( Québec et Acadie) , la Guadeloupe , la Martinique, la Guyane, Sainte croix (devenues plus tard les iles danoises puis iles vierges des USA actuelles l’île de Saint-Barthélemy, la partie occidentale de l’île de Saint-Domingue actuellement Haïti.

Sources Le code noir édit du roi de France sur les esclaves des Iles de l’Amérique (-Louis XIV Versailles 1680 France )

REF:Les Ordonnances de Louis XIV de 1667 enregistrées au parlement en avril 1667 
après des séances du 26 janvier au 3mars 1667.

Ces documents se trouvent à la bibliothèque nationale de France et au département de droit de L’Université de Rennes.

Il a fallu attendre l’année 1713 pour que naît un tournant profitable pour les colons français et un héritage macabre pour les noirs dans le monde. Le traité d’Utrecht de cette même année, entre la reine Anne et Louis XIV, relatif à la pêche de Terre-Neuve et le règlement du commerce des colonies 1717. – Arrêts du conseil concernant le commerce colonial (1718-1750) et les marchandises venant du Levant (1750) les Français obtinrent en 1713 un droit exclusif de pêche et de sècherie sur une portion des côtes de Terre-Neuve. Confirmé par le traité de Paris, ce droit est sans cesse contesté par la population et l’administration terre-neuvienne et donne lieu, de 1763 à 1793, à une suite ininterrompue de déprédations, de luttes et de tractations diplomatiques. Voici deux articles du traité d’Utrecht qui ont apporté un changement fondamental dans la rentabilité des colonies.

Article 5

Les sujets de la France auront la liberté de la pêche et de la sècherie , sur une partie des côtes de l’isle de Terre Neuve, et sa majesté britannique consent de laisser aux sujets du Roy de France la liberté de pêcher dans le golfe Saint-Laurent.

Article 6

Le Roy de la Grande Bretagne cède les isles de St Pierre et de Miquelon , en toute priorité pour servir d’abri au pêcheurs François, et[ le roi de France] s’oblige à ne point fortifier les dites isles, à n’y établir que des bâtiments civils pour la commodité de la pêche, et à n’y entretenir qu’une garde de cinquante hommes pour la police.

Dans l’article 13 de ce dit traité la France convenait de céder l’île de terre-neuve à la Grande Bretagne et de retirer ses troupes et ses colons de plaisance. Toutes fois, la France obtenait une importante concession dans le même article: les pêcheurs français pourraient continuer d’utiliser les côte de Terre-Neuve durant la saison de pêche

REF: Auteur James K Hiller Titre The Treaties -Mémorial University NEW foundland Canada (Université Mémorial Saint Jean Terre-Neuve Canada) REF: Auteur Charles De La Morandière, Titre Histoire de la pêche française dans l’Amérique septentrionale. Paris, G. P. Maisonneuve et Larose éditeurs, 1962. 2 volumes REF le traité d’Utrecht.

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Jacques Casimir (Pasteur D'Amoulio)
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Planete Haiti

Un joueur, un enfant d'haiti, qui veut apporter une touche et une vison différente d'haiti

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