Palais national de l’architecte haïtien Georges Baussan-Le groupe constitué par l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), après consultations de divers secteurs de la société, après des consultations techniques sur l’état de conservation du Palais National, formule ses recommandations.

Le Palais national, construit entre 1913 et 1922 selon les plans de l’architecte haïtien Georges Baussan était, sans conteste, l’expression la plus achevée d’une grande période de l’Architecture en Haïti et était probablement un des plus bel exemple d’architecture néo-classique transplantée en Amérique.

Les qualités plastiques, architecturales et architectoniques du Palais National en ont fait un des bâtiments les plus importants de l’histoire de l’architecture en Haïti.La réussite architecturale du Palais National tenait à la combinaison des deux composantes principales : d’une part, la spontanéité de son assentiment à l’architecture néoclassique, associée à une générosité dans la distribution et le positionnement des espaces, un constant souci de la commodité, une quête permanente de la lumière, une rare précision dans le dessin, et d’autre part, une réelle adaptation aux conditions climatiques.

Palais National Haiti
Palais National après le tremblement de terre Janvier 2010

Réalisé en béton armé, cet édifice constituait,de plus, une avancée remarquable dans la technologie de la construction en Haïti avant le tremblement de terre de 2010.Siège de la présidence de la république depuis près d’un siècle, le Palais National était le témoin privilégié d’événements importants de l’histoire politique et sociale de la nation.

Cet édifice possédait les trois valeurs définissant un monument historique : une signification, une valeur documentaire et une valeur architecturale. Pour toutes ces raisons,

le palais national mériterait largement de rester en place dans la mémoire collective.

Le Palais de Georges Baussan

C’est un palais sans doute, mais un palais dans une ville étrangère froide…” Ce qui a sans doute échappé au rédacteur de ce commentaire, c’est que Baussan, sans remettre en question cette codification architecturale, a cependant émis d’importantes considérations sur le traitement d’adaptation de certains éléments architecturaux au climat des tropiques.Le 8 août 1912, à 3 heures et demie du matin, la ville de Port-au-Prince est réveillée par une formidable détonation : la poudrière du Palais National venait d’exploser, détruisant avec elle l’édifice en bois et maçonnerie où logeait le Président de la République et emportant les toitures des bâtiments voisins. Les dégâts sont considérables: près deux cents morts dont le président en exercice, M. Cincinnatus Leconte.

Une bonne vingtaine de projets furent déposée puis exposée au public durant quinze jours à la Chambre des Députés. Le 2 août 1913, le jury fixe finalement son choix sur le projet «Petit Nid» de l’architecte haïtien Georges Baussan, 38 ans, diplômé de l’Ecole Spéciale et Générale d’Architecture de Paris. Le chantier débute en mai 1914 sous la direction de la firme Simmonds Frères et la supervision de l’architecte Léonce Maignan. Entre la Révolution Française de 1789 et la seconde moitié du XIXe siècle.

Le Palais de Georges Baussan
Le Palais de Georges Baussan

Histoire

À cette époque, la bourgeoisie haïtienne confirme son pouvoir économique et politique et adopte les codes esthétiques européens, notamment en littérature, en musique et surtout en architecture. Les constructeurs haïtiens vont reprendre, en l’adaptant, cette architecture éclectique venue d’Europe. De ce contexte naîtront les résidences que nous appelons vulgairement en Haïti: Gingerbread. C’est également à cette époque que nombre d’éléments d’architecture ou d’édifices en fer provenant de France et de Belgique particulièrement furent introduits dans le paysage urbain haïtien.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, Port-au-Prince tente timidement un début d’industrialisation. Des manufactures commencent à s’installer en périphérie de la ville ou sur le littoral, autour du port. Un essor économique s’amorce et la construction reprend. De grands projets d’architecture et d’urbanisme se dessinent. Le marché Vallière, principal centre d’approvisionnement de la capitale, reçoit une magnifique structure en fer et fonte; les halles de la douane sont construites.

  • Le chemin de Lalue qui deviendra plus tard l’avenue John Brown,
  • le chemin du Bois Verna qui deviendra l’avenue Lamartinière,
  • le chemin des Dalles, qui devient l’avenue Christophe.
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SOURCEbulletindelispan
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Nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes ; imitons l’enfant qui grandit : son propre poids brise la lisière qui lui devient inutile et l’entrave dans sa marche. J'@ime Haïti, je M'investis

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