Loisirs&Culture

Sculpture & peinture haïtienne

La peinture haïtienne se caractérise à la fois par ses sources d’inspiration, populaires et spirituelles, et par un style original incarné par les artistes naïfs.


Les premiers temps

La peinture a toujours été une forme d’expression traditionnelle en Haïti comme en témoignent les décorations murales et les illustrations d’inspiration religieuse dont certaines remontent au XVIIIe siècle. Alors que les familles de colons riches importaient des tableaux d’Europe ou faisaient venir des peintres occidentaux sur place, d’autres envoyaient leurs esclaves libres en France pour y apprendre la peinture et exploiter leur talent. C’est notamment le cas du portraitiste de Léogâne, Luc.

La première Académie de peinture haïtienne est créée au Cap-Haïtien par le roi Christophe peu après l’indépendance (1804). En 1816, Pétion ouvre une école d’Art à Port-au-Prince où viennent enseigner des peintres français. Entre 1830 et 1860, les sujets historiques liés à l’esclavage, et religieux, notamment autour du culte vaudou, constituent alors les principaux thèmes des artistes, dont la production est encore masquée par l’activité des copistes.

Peintres Haitiens

Parmi les milliers de peintres haïtiens, on peut citer les plus connus : tout d’abord des femmes peintres, minoritaires : Luce Turnier, Tamara Baussan, Michèle Manuel ; puis les auteurs des fresques ornant l’église Sainte-Trinité (écroulée lors du séisme du 12.01.10) : Hector Hyppolilte, Wilson Bigaud, Préfète Duffaut, Castéra Bazile ; le peintre du « panthéon vaudou » : André Pierre ; un portraitiste génial : Mario Benjamin ; le « maître des masques » Tiga et, avec lui, les peintres de l’école « Saint-Soleil » qu’il a créée : Prosper Pierre-Louis, Richard Antilhomme, Saint-Jean Saint-Juste, Louisianne Saint-Fleurant, Levoy Exil qui ont peint, disaient-ils « inspirés par les loas » ; et enfin, last but not least, Barbara Prézeau, peintre et plasticienne qui a créé la fondation Africa-America, pour rapprocher l’art des deux continents…

Peinture vaudou

Le culte vaudou apparaît très tôt dans la peinture haïtienne. Les deux figures les plus marquantes et les plus symboliques sont Hector Hyppolite et Robert Saint-Brice, dont la démarche artistique a été saluée par André Breton pour le premier, et par André Malraux pour le second.

Au début des années 1970, Maud Robart et Jean-Claude Garoute (connu comme peintre sous le nom de Tiga) créent un centre d’art destiné à accueillir les artistes autour du thème du mystère vaudou. Ils l’installent d’abord dans le quartier de Nénettes, à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. L’expérience n’est pas concluante, mais les deux intellectuels s’accrochent à leur projet. Ils déménagent en 1973 à Soisson-la-Montagne, à une cinquantaine de kilomètres de Port-au-Prince, sur les hauteurs de Pétionville. Ils rencontrent sur place des maçons, des cuisinières, des jardiniers et des paysans auxquels ils prêtent un local, des pinceaux et des toiles. La peinture de ces « résidents » va s’orienter vers le thème du vaudou. Leur groupe sera considéré comme une école, baptisée « Saint Soleil ». En 1975, Malraux visite cette communauté et lui donne une aura mystique dans son essai L’Intemporel1 : il prolonge et amplifie, trente ans après André Breton, l’attrait et la séduction que la peinture d’Haïti exerce :

« Un peuple d’artiste habite Haïti » écrit-il, soulignant que sur l’île, tout est sujet à transcription picturale : le marché, le mariage, la pêche et la religion, syncrétique comme à Cuba et au Brésil.

En 1978, la communauté Saint Soleil se sépare mais les peintres les plus impliqués et les plus talentueux veulent continuer à peindre : Louisiane Saint Fleurant, Denis Smith, Dieuseul Paul, Levoy Exil et Prospère Pierre Louis, les « historiques de Saint Soleil » créent un groupe informel qui prend le nom des « Cinq soleils ». Ces artistes vont essaimer et beaucoup de peintres vont se reconnaître dans leur démarche : ainsi des artistes comme Payas ou Stevenson Magloire (le fils de Louisiane Saint Fleurant, qui mourra assassiné) se font connaître jusqu’en Europe et aux États-Unis.

Longtemps, on a trouvé des toiles de ces artistes dans les magasins les plus improbables y compris les boutiques pour touristes, dans lesquelles elles côtoyaient la peinture naïve. Aujourd’hui, un marché s’est organisé autour de la peinture vaudou, et les toiles de ses représentants sont vendues, souvent très cher, dans les galeries américaines et françaises.


Sculpture

De nombreux ouvrages décrivent la peinture haïtienne, mais la sculpture sur bois, racines, pierre, argile, métal etc… est moins bien servie, sauf « la sculpture bidon » ou « fers découpés » qui a fait l’objet de plusieurs livres ; cet art/artisanat est fortement inspiré des mythologies grecque et vaudou et est illustré par Serge Jolimeau et ses successeurs.

L’art haïtien c’est aussi la transformation d’objet trouver, des matières sans importances auquels vont être donner une vie. Ces artistes sont appelées les «boss-métal» ,ils font un tout a partir de presque rien, ils vont trouver des tôles, des bouts de ferrailles et vont les sculptes jusqu’à les donnés des formes ressemblants a des animaux ou objets de la vie quotidienne ce sont les magiciens des objets trouvés. Ils donnent à ses objets transformés une autre utilité; l’admiration.

Photos; Art by Kervin Andre & Zamy-Dorvil, Craan, Roberson Joseph, Kerly Gervais, Oldson Jean Louis


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Haiti Visuelle
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Un joueur, un enfant d'haiti, qui veut apporter une touche et une vison différente d'haiti

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